Révélation de la scène musicale lorraine après seulement deux EP remarqués, Dead Stereo Boots aurait légitimement pu s’octroyer une pause pour la préparation de son premier album prévu en 2015. Pourtant, c’est bien avec le quatre titres Yeah Yeah que le duo conclut sa grande année marquée par une prestation au Jardin du Michel. Opérant un virage à 180°, si ce n’est plus, les nancéiens s’attaquent désormais à un registre folk et surf. Quelle mouche a piqué ces garçons adeptes de guitares vintages aux rythmiques soutenues à la White Stripes ? Aucune, car leurs nouvelles ballades s’inscrivent parfaitement dans la continuité de leurs précédentes compositions. La guitare acoustique structurant Yeah Yeah s’avère ainsi appuyée par une batterie discrète et des arrangements psychédéliques et jazzy d’excellentes factures. N’oubliant pas ces vieux démons, Dead Stereo Boots revient le temps d’une chanson introductive à ses premiers amours. La distorsion fait une apparition remarquée avec Spring, rappelant que l’EP est avant tout conceptuel en abordant les quatre saisons de l’année. Vivaldi aurait-il trouvé ses pendants contemporains ? La question reste entière alors que Dead Stereo Boots est à l’aurore d’une existence déjà bien remplie.

Al.

Dead Stereo Boots - Yeah YeahDead Stereo Boots - Yeah Yeah
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