En perpétuelle mutation depuis la parution d’un premier album acoustique en 2011 et un EP électrique en 2013, Tears of Hope revient aux croisements de ses influences pour son troisième album Sem’anza. Autoproclamée « rock fiesta », la formation narbonnaise s’illustre dans un registre débordant d’une énergie joyeuse colorée, accessible et spontanée. Les vibrations positives du reggae et ska old school illustrent de prime abord cette impulsivité. A l’aise dans les contretemps et les tempos presto, grâce notamment à une collaboration avec Biggz General petit-fils de Bob Marley, Tears of Hope illumine également son LP de quelques rythmiques salva, java et funky. De quoi animer un public hétéroclite à la recherche d’ondes positives. Dans sa dimension festive, Sem’anza réanime le punk et rock alternatif des Clash par quelques riffs basiques mais efficaces. L’occasion pour le groupe d’exprimer quelques dénonciations malgré une tendance au romantisme cher à la chanson française. Voilà un melting-pot d’influences conséquent marqué par son ancienneté et sa facilité mais malgré tout appréciable à écouter. Pour sûr, Tears of Hope possède le potentiel pour gravir l’été prochain les scènes des festivals.

Al.

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