Si son nom se réfère aux contrées islandaises, c’est bien à Dijon que Tölva fait ses premiers pas de formation post-rock. Auteur cette année de son premier EP Wide Shot, le quatuor puise son énergie des terres glacées du nord pour sculpter quatre longues tirades mélancoliques. Vingt-cinq minutes suffisent au groupe pour démontrer l’étendue de son répertoire. Dans une puissance quasi-symphonique, les créations de Tölva s’effilent au gré de gimmicks et de distorsions savamment déployés. A l’image des volcans d’Islande, la troupe tempère son énergie pour la libérer à l’instant opportun. Ses morceaux s’apprécient alors pour leur impulsivité ainsi que pour leur retenue (Poveglia). Dans cette sérénité retrouvée, Wide Shot se voit impulser quelques instants majestueux évoquant sans ambiguïté les paysages de glace (Puzzle). Bien que sa méthode de composition soit classique, le groupe gagne en légitimité par ses sonorités grunge voire stoner (Renton). La bande acquiert ainsi un statut de formation rock efficace. C’est là une qualité certaine pour un quatuor exclusivement instrumental. Avec son premier quatre titres, Tölva pose les fondations d’un post-rock ambivalent. Ses futures expéditions en territoire astral mériteront à ne pas en douter une oreille captive.

Baron Nichts

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Tölva - Wide ShotTölva - Wide Shot
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