C’est au cœur de la Drôme que Paranoid Cats cultive son registre grunge schizophrène. Le duo sort cette année son deuxième album Thought Control deux ans après un premier LP du même acabit. Rythmé tout en sensualité, Paranoid Cats s’avère plus subtil qu'une simple basse rugissante. Le groupe démontre un groove captivant en adéquation avec son hardiesse punk et rock garage. La batterie constitue alors le cœur battant de cette joyeuse folie. Ses patterns tout en souplesse rappellent la subtilité des premiers albums de Beck, la formation exploitant au maximum alors ses inspirations heavy rock et psychédéliques. L’effet octaver omniprésent et les quelques synthétiseurs d’arrangements renforcent cette dimension seventies. Mais dernière ce vernis rétro agréable à l’oreille, Paranoid Cats demeure un groupe de la génération Y. La lourdeur de ses riffs sans demi-mesure nous assomme de son poids, portée par une voix étranglée sans retenue. Seule la participation de la chanteuse d’Estelle May adoucit Thought Control pour une « douce » conclusion (The South). Derrière cette démence assumée, Paranoid Cats préserve sa lucidité pour produire un album aux nombreuses richesses. De quoi nous faire tourner la tête.

Baron Nichts

Facebook :  @paranoidcats
 

 
Tag(s) : #Kroniques Musik, #Rock, #Grunge, #Punk, #Garage