Au pays de la monarchie du math-rock, Van Fritzmool règne sans partage depuis la sortie il y a un an de son album Michel 1er. Le groupe nîmois formé en 2016 ne manque pas d’humour pour distiller dix compositions aussi débridées que décalées.

Après une introduction hommage au plus beau prénom de Navarre (Michel), le ton est rapidement donné. Van Fritzmool détonne par son énergie instrumentale, balançant entre de multiples césures rythmiques et des riffs secs et concis. Michel 1er résonne d’un minimalisme sonore propre à un trio, évoquant le rock progressif dans ses sonorités un rien psychédélique et le post-métal dans ses guitares froides (Pretty Duck). Malgré tout, à l’image d’Ultra Zook malgré une utilisation moindre de percussions (Jungle Stutter), Van Fritzmool nous emporte aisément dans son délirium tout en invitant à remuer franchement la tête. La palme de la dérision revient cependant aux textes de Michel 1er, scats et harmonies vocales aussi riches qu’incompréhensibles hormis quelques strophes en français (L’horreur du vide). L’ensemble fonctionne cependant à merveille pour dérouter avec joie nos esgourdes.  

A nul autre pareil, Van Fritzmool s’impose avec Michel 1er comme les dignes monarques de leur royal registre. Longue vie au roi !

Baron Nichts
 


 
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