A Bar-le-Duc, on croyait les concerts sauvages disparus depuis l'interdiction de la Libé pour le musique. Mais c'était sans compter sur la motivation de quelques musicos pour inviter à Robert-Espagne des groupes punk meusiens mais aussi marnais.

On revient de loin ! Si une phrase peut résumer cette soirée c'est bien celle-ci. Alors que la canicule doit s'abattre sur la région pour l'été (Paroles de ministre !) c'est une fine pluie qui arrose le terrain prévu pour les festivités. A 20h30 alors que le concert doit commencer, il flotte toujours comme vache qui pisse ! Heureusement, les organisateurs de la soirée ont prévu une solution de secours. C'est décidé, le concert aura lieu dans les bois, non loin de l'ancienne base de l'OTAN désaffectées depuis bientôt 50 ans. C'est donc un défilé de voitures, et non militaires, qui prend la direction des lieux. En à un peine un quart d'heure, le matos est installé. Une cinquantaine de personnes sont présentes. Le concert peut commencer.

Le coup d'envoi est donné par Colonel Doyle. Seul et armé d'Alesis, safidèle boite à rythme, Alan le guitariste, tente de mettre un peu d'ambiance alors que dehors la pluie s'est arrêtée... trop tard. Malgré quelques pins, des conditions de jeu un rien précaire, et un manque d'assurance certain, le musicien s'en tire avec les honneurs. Le public réagit assez bien. Premier concert plutôt réussi ! (Avis personnel !)

Corentin s'approprie ensuite les services du Colonel Doyle pour débuter la prestation des Kwangmyonsong, duo punk accompagné lui aussi d'Alesis. Quand il ne chante par allemand, Coco matraque sa guitare pour jouer ses compositions, accompagné d'Alan. Une reprise de Ludwig Von 88 fait son effet, notamment sur Hicham, venu assister le groupe au chant. Malgré le manque de répètes, la prestation se déroule bien.

S'en suit la venue sur scène des groupes «extra-locaux». Les Woips de Robert-Espagne enchainent avec leur ska acoustique ou plutôt électrisé. Loic a préféré sa guitare électrique alors que son coéquipier alterne entre percussions et batterie. Les deux musiciens tracanniers assurent le spectacle malgré un son particulier. La six cordes du guitariste semble un peu asthmatique ! La fin de prestation dérive vers des reprises des Kitchs Lorraine, autre groupe punk de Loïc, et de Ludwig. A croire que la soirée est dédiée au groupe

Du punk au crust harcdore !


A minuit, les invités sont à l'honneur. Caskoboll assure sans aucun doute le meilleur concert de la soirée. Leur punk hardcore crust, oscillant entre passage clair et mélodique et saturation euphorique, crée un véritable pogo, assez brutal pour envoyer voler le guitariste. Le spectacle devient carrément violent lorsque le groupe entonne les notes de Varsovie, reprise du groupe Heitmat-Los, premier groupe punk hardcore français. La chanteur tient la longueur, alors que guitare et basse suivent impeccablement le tempo prescrit par le batteur. Le tout est bien pro, bien carré. Bien joué les gens !

Le final est assuré par les Mrs Graffen Walder, groupe punk hardcore barisien. Chacal Goya, amputé de leur guitariste chanteur, ne pouvant malheureusement pas jouer. Le trio semble bien parti pour donner un bon concert. Mais le groupe électrogène à cours d'essence provoque une coupure d'électricité, et ainsi des festivités, qui leur sera fatale. Le son et la lumière de retour, Thibault n'officie plus à la batterie. JC à la guitare et Jérémie à la basse semble quelque peu dépité. Ils finissent leur set en improvisant avec les Woips.

A trois heures du mat, les jeux sont faits. La pluie est depuis longtemps oublié. Les alcoolisés ont vomi. Le reste du public à quitté les lieux pour aller se pieuter. La soirée est finalement un succès fort sympathique !

Al.

 


 

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