Louis-Lingg-and-the-Bombs---Alphabet-of-a-Revolution.jpgJoyeux et heureux bordel ! Tel est le crédo des Louis Lingg and the bombs  qui après sept ans de bombardements sonores intensifs commettent cette année un nouveau forfait musical avec leur deuxième album Alphabet for the Revolution. Y’a pas à dire, ça déménage dans la tête de ces drôles de loustique, ovni aux influences plus que multiples de la scène punk parisienne. Si leur base instrumentale est nourrie aux powerchords, c’est bien la pop rétro façon « j’aime les synthétiseurs ringard des années 80  », les rythmes hip-hop et électro old school de la même décennie, ou encore l’énergie rock garage (de leur grand-mère) qui réunissent cette bande de musiciens dans un esprit carrément nilihiste. Si le fond est sérieux, à l’image de la pochette, le reste lui est totalement explosif et jubilatoire. Qu’ils soient nés dans un hôpital psychiatrique ou au sein d’une troupe de cirque, ces gugusses sont bien les enfants des Ludwig von 88, d’Euroshima ou encore des Beastie Boys. Un mélange des genres surprenant pour un résultat plus que convaincant. Et tan pis pour les fausses notes et le son « cheap », Louis Lingg and the bombs a atteint aisément sa cible. Mission accomplie !

Al.

 

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