Pour cette première chronique/interview/live report, on se retrouve là où vous n'étiez pas! Et ouais, fallait participer au jeu concours n°1, ça en valait le coup !
 

Un peu plus tôt dans la soirée, j'apprends qu'un roadie des Perfect Crime assurera la première partie, tant mieux, plus y a de groupes, mieux c'est ! J'entre donc dans la salle vers 20h45, je dis bonjour aux quelques personne que je connais, malheureusement je constate que les gens composant le public sont peu nombreux, on est en plein milieu des vacances, beaucoup d'étudiants sont donc rentrés chez papa maman...

 

21h pétante la soirée commence pour de vrai ! Un guitariste/chanteur anglais fais sont apparition, avec son accent bien prononcé il sort un « Bonjour... Euh I can't speak french... ». Et bim il lance ses premiers accords, des mélodies rapides, ponctuées de riffs secs et ravageurs, et par dessus ceux-là, sa voix ébréchée, qui nous plongent dans une ambiance de pub anglais.


Si certaines de ses compos avaient été joué de manière électrique avec un batteur spécialiste du "tuca tuca", on se serait retrouvé à un concert de punk rock bien comme il faut ! Mais pourtant, à lui tout seul, il nous donne une énergie de dix gars !


Entre chaque chanson, amusé de ne pas parler français, il lâche des blagues que seul les anglophones peuvent comprendre.


Bref', la première partie s'achève avec un gars super généreux sur scène, la soirée s'annonce des plus rocambolesques !


Plus tard dans la soirée, je monte avec lui dans les loges pour lui poser quelques questions, je vous résume donc un peu tout ça... Le projet de ce gars s'appelle donc Dropout-Dan, ses textes et sa musique, qu'il définit lui même par Rock acoustique, sont influencés par la vie en général, son vécu et ses expériences. Il est parfois accompagné par d'autres musiciens comme pour ses enregistrements à savoir un EP (Do you remember ?) disponible sur Amazon, Itunes, Band Camp ou encore Spotify. Un second est en préparation, il sortira cet été. On connaît déjà son nom qui sera « Forever,instead ». Pour ce qui concerne les concerts, il tourne pas mal sur Cambridge. Ce concert n'était que le second de la tournée MOS/The Perfect Crime et donc son premier en France. J'espère qu'il reviendra nous voir !

 

Moins sérieusement, je lui demande comment il s'y prendrait pour draguer une fille française. Il me répond alors « Bonjour salope! ». Bravo aux My Only Scenery pour lui avoir appris ce genre de conneries ! Pour conclure, je l'encourage à revenir nous voir, il me dit qu'il aimerait vraiment beaucoup et fini avec un « Vive la France ! »]

 

  
 

Et blam, un gros blam. Grosse guitare saturé, basse qui ponctue et donne la cadence et du gros boum boum comme on l'aime de la part du batteur. Des riffs lourd, lourd mais pas assez pour ne pas s'envoler avec les lignes vocales d'un chant plus ou moins mélodique et de temps à autre hurlées. The Perfect Crime attaque donc son set avec une claque, mais ce genre de claque qui... claque bien et laisse une belle marque rouge qui picote un peu pendant quelques minutes !

De temps en temps la lourdeur est remplacée par des accélérations grâce à une double pédale bien maîtrisée ! Après avoir vérifié que je n'avais pas bu plus d'une bière, que je n'étais pas non plus myro, je les recompte encore une fois. Il ne sont bien que 3, alors qu'ils foutent le bordel d'un groupe d'au moins 5 ! L'énergie dégagé d'un trio banale, si on parle en Sayien serait de l'ordre du Kaioken x 2, bah là c'est du Super Sayien 2 ou 3 les gars ! Bref bref', eux aussi, de temps en temps se calment pour nous offrir des compos un peu plus posées et mélodiques. On se retrouve alors dans une ambiance plutôt Deftoniennes, ce qui n'est pas pour déplaire au public !

Dans les loges, les Perfect Crime, composé de Adam à la guitare et au chant, Scott aux futs et Chris à la bass, est devenu un projet dit sérieux depuis 2010. Le groupe était composé différemment à leurs débuts en 2008. Il définisse le style du groupe par cette phrase : « Big rock band » ou encore par « Big sound for three guys ». C'est comme je vous l'ai dit précédemment, yeux bandés, leur son sonne comme si ils étaient 5 minimum !

Côté studio, ils ont déjà sortie un album (Everythings else come wait) et un single (Soviet). Un nouveau single sortira en Avril (Play It Safe). Cette tournée fut donc l'occasion de faire la promotion de tout ça. Celle-ci était d'ailleurs la troisième (2 tournées en Angleterre, 1 Européenne) et est pour eux une très belle aventure. Ils m'ont confiés qu'ils trouvent que leur son se conjugue très bien avec les compos de My Only Scenery et qu'ils s'entendent très bien avec eux. On espère donc les revoir, tout comme leur roadie, de nouveau en France. Pour conclure, ils remercient la France pour l'hospitalité.

 

Et voilà, c'est au tour de My Only Scenery, le quatuor Messin, de retour du Royaume-Uni, de Belgique et du Luxembourg. On aurait pu se demander s'ils étaient fatigués du voyage, on a alors devant nous la réponse : NON !

Les riffs brutaux, les trêves mélodiques et le chant complexe nous en donnent une preuve irréfutable ! Je vous rappelle la composition du groupe qui donnera en même temps une réponse à ceux qui se demandent encore comment leur musique peut-elle être un tel mixe d'influences totalement différentes. Il y a donc Yoan (Yoan and the Silent Phonograph), Vinc' Goth' (Tess), Vinc' Druide ainsi que Brice (Rec Tom).

Petite vérification du staff des Trinitaires pour le niveau des décibels qui est limite parce que ça tape fort tandis que leur mélodies s'entremêlent. Ils nous livrent alors un set bien construit avec des chansons issues de leurs trois EP (Begin to walk... / Until we breathe / Recording Sessions).

 

 

 

Guillaume Chalté 

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