Mercredi soir, le public était nombreux au Hublot à Nancy pour assister au concert de Pigalle. Le groupe faisait son retour pour la première fois dans la région après la sortie de son album « Des espoirs ».

A 20h00 devant le bâtiment, une masse uniforme se crée. Jeunes ou vieux, punk ou étudiant, tous partagent un point commun, l’intérêt pour la troupe de François Hadji Lazaro. Mais auparavant, Alex Toutcourt est chargé de chauffer la salle du Crous (Centre Régional des Oeuvres Universitaires et Scolaires). Sa musique « acoutiscool » stimule le public pour l’arrivée de Pigalle. Quelques fans, puis des non-initiés, reprennent en cœur ses morceaux sur le thème de la vie quotidienne. Le tout, grâce à un musicien accompagnateur, vacille entre chansons françaises, reggae et dub. Quelques réflexions entre les chansons, parfois volontairement maladroites, et un décor kitsch à mourir rajoutent une dose bonne d’humour à sa prestation. Première partie réussie pour un artiste qui sort son premier album en juin, après avoir joué aux printemps de Bourges et aux JDM.

Pause oblige, Pigalle débarque sur scène avec un peu de retard. Mais l’attente n’aura pas été vaine, car le concert est à la hauteur des espérances du public. Les plus jeunes découvrent, ou redécouvrent avec plaisir la troupe. Les adultes âgés rajeunissent. Banjo, accordéon, violon en main, le reste des instruments accrochés à un drôle de « porte manteau », Hadji Lazaro malgré les années passées garde la patate. Et ce n’est pas les quelques problèmes techniques qui le contrediront. Lui et ses acolytes, enchainent rapidement les chansons de leur nouvel album et les classiques. La batterie, plus percutante que sur les enregistrements, dynamise furieusement le set. La tension monte. Malgré quelques accros avec le personnel, la satisfaction et la folie sont grandioses lorsque le groupe entonne les premières notes de leur tube Dans la salle du bar de la rue des Martyrs. Il clôture ainsi en beauté un concert plein d’énergie, de spontanéité et de sincérité.

Al.
 

DSCN4158

François Hadji Lazaro, accordéon en main

 

Tag(s) : #Kroniques Musik