Alors que les concerts organisés au parc du centre-ville s'achèvent demain, les représentations de la place Reggio se sont elles terminées vendredi dernier avec les Woip's, duo cinglé de ska punk meusien.
 

          A la fin du mois d'août, le soleil à 21h commence déjà à se coucher. Signe que l'été se termine malheureusement doucement. Pourtant quelques irréductibles sont malgré tout présents pour assister à la prestation des Woip's, venus de Robert Espagne pour apporter leur message festif en ville. Désormais deux sur scène, Loïc, guitariste, et Alexandre, percussionniste, sont prêts à foutre le bazard pour leurs amis musiciens, ou les amateurs de guitares, assis plus ou moins confortablement par terre ou sur les bancs de la préfecture.
 

          Après un petit moment consacré à la logistique et à la «présentaçion del groupo», les premières notes de guitare éveillent l'attention du public. C'est rythmé et fortement allumé ! Loïc s'acharne sur sa guitare tandis qu'Alexandre tambourine caisse de résonance et djembé avec autant de classe que ses lunettes de soleil. Les connaisseurs reconnaissent très vite les vieux morceaux de la bande, présents sur sa première dèmo Joie tracanière. D'gip'siWOIP'S, pacha des grottes, grippe à bière, le farfadet et d'autres classiques ne manquent pas à l'appel. Alors que les potes d'ici et d'ailleurs apprécient la musique, d'anciens membres du groupe présents ce soir-là chantent avec Loic et Alexandre. Malgré les appels des deux musicos à les rejoindre sur scène, ceux-ci se cantonnent à leur rôle de spectateurs. Tan pis, le spectacle continuera sans eux !
 

La suite !
 

          Alors que la nuit s'installe et que les spots de la ville s'illuminent, les Woip's se déchainent de plus en plus. Les deux acolytes ont maintenant la voix chauffée bien qu'un micro pour le batteur acoustique aurait été nécessaire. Mais qu'importe, ils entament les dernières morceaux composés récemment avec motivation. Si certaines se veulent bien festive à l'image de RAF, Rien à foutre !, histoire d'une cuite nocturne, d'autres s'inspirent de faits d'actualité plus sérieux, tel que l'euthanasie, sujet de polémique depuis trop longtemps pour le guitariste. Seul points communs entres ces compositions : cette pointe de ska plus ou moins rapide, servie par une rythmique toujours aussi motivante, à la sauce Woip's quoi !
 

          La fatigue se faisant sentir dans les doigts et les paumes des mains, le groupe proclame bientôt la fin du concert. Mais le public encore présent en redemande. S'en suivra deux rappels où le groupe enchainera des reprises de Partisans 77 et des Kitchs Lorraines, respectivement anciens et actuels groupes punk du guitariste. PF, bassiste dans ce dernier, en profitera pour faire une apparition remarquée sur scène afin d'accompagner le groupe au chant. Le concert s'achève. Chacun recherche un plan teuf pour la nuit qui s'installe. Une soirée bien commencée se doit de continuer dignement !
 

Al.

 

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