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JOUR 1

Vendredi 13 mai, les barisiens sont des petits chanceux (Non, Jason n'est pas de retour). Après des mois d’attente, d’interrogations et de rumeurs, Watts à Bar première édition ouvre ses portes. L’impossible devient réalité. Bar-le-Duc a enfin son festival de musique.

Après un rapide passage devant les messieurs-dames de la sécurité, il est temps de découvrir les lieux. Pour ce week-end, le parc Marbeaumont  a revêtu ses plus beaux habits faits de scènes, de projecteurs, et de chapiteaux. Y a pas à dire, ça a de la gueule.

Je vous aurais bien raconté comment les premiers groupes ont sans nul doute assuré les premiers watts du festival, mais le retard faisant, c’est pour moi Blue Taint qui assura  l’inauguration des festivités. Armé de son funk/rock béton, le groupe enflamme rapidement la scène.

Peu après, HK et les saltimbanques mise sur sa joie communicative et ses paroles engagées pour mettre l’ambiance. Premier grand succès du festival.

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David Vincent reprend le relais avec son rock and roll acoustique. L’ancien leader des Amis d’ta femme accompagné de musiciens saute à tout-va. Cette « bougeotte » rencontre en tous cas un franc succès.

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Alors que le soleil se couche, une étoile filante déjantée vient éclairer le festival. Philippe Katherine, dans ses plus beaux habits, prouve que rock et provocation ne sont pas mort. Et ce ne sont pas ses danseuses et ses musiciens qui diront le contraire.

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Difficile relais que prend Roulez Pinder après Katherine. Pourtant, le rock cuivré et déstructuré du quatuor nancéen comble largement le public. Roulez jeunesse !

La caravane passe et le public aboie. Rock passé ou futuriste, selon les envies, la bande à l’accent un rien soviétique entraine les spectateurs malgré eux dans un pogo géant et violent. Même le mur de Berlin fit moins de bruit en tombant il y a 20 ans.

Beat for sale, venu de Metz, entame la session électro du festival. Prestation plutôt sympathique mais un rien froid de la « chanteuse-robot ».

En guise de conclusion pour ce premier jour, Nasser, trio électro-rock, envoie une tonne, si ce n'est plus, de décibels réveillant les plus engourdis par le froid. Grande découverte de fin de soirée !

Le concert fini, deux heures du mat sonne déjà à l’église Notre-Dame. Public et organisateurs peuvent se coucher heureux. La moitié du chemin s’est passé sans encombre.


JOUR 2

Au soir du deuxième jour, le pire est à craindre. La pluie s’abat sur Bar-le-Duc et la météo n’annonce rien de bon. Mais Watts à Bar est décidément plus fort que Météo France. Le ciel sera clair cette nuit. Ouf, sauvé !

Le reggae/ska étant aujourd'hui à l'honneur, les Woip’s annoncent dès 17h la couleur. Efficace avec tous les instruments, le groupe "originaire de la Meuse" assure dignement l’introduction de cette nouvelle journée de fête.

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Sur la grande scène, La place du Kif garde le rythme, paroles engagées en poche. Le public apprécie malgré les remarques exagérées du chanteur.

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Désormais connu dans la région, le groupe de rap engagé Stratégie de Paix milite sur scène avec succès. Avec leurs textes tranchants et précis, Issac et Nolam (Salomon étant absent) n’a décidément plus rien à prouver.

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La nuit s’installant, Jaqee ensorcelle les barisiens de ses musiques aux tonalités ska et reggae. Autre très belle découverte du Watts à Bar.

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En attendant les stars de la soirée, Roots Division assure à son échelle la fête aux sonorités jamaïquaines. Excellente prestation et bel hommage à Bob Marley, mort il y a 30 ans.

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Les artistes féminines sont décidément à l’honneur ce soir, après Jaqee, Asa nous agrémente d’une belle prestation soul et rock.

Ambiance festive oblige, la Tournée du Bocal transforme, grâce à ses reprises d’airs traditionnels, Marbeaumont en une ginguette géante.

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Enfin, après des heures d’attente, les seigneurs du reggae font leur entrée sur scène. Le public se masse. Les "papys" Congos et Abyssiniens dictent sa prophétie comme possédé par le diable. La messe est dite.

Après le reggae, le dub fait son apparition logique sur Watts à Bar. Infrazer, venu de Chaumont, dévoile alors son univers inquiétant mais très appréciable.

Enfin pour terminer, Kaophonic Tribu exhortent la foule dans un chaos musical brutal. Concept et musique intéressant pour un final en apothéose.

Après 9 heures de musiques non-stop, le festival Watts à Bar première édition ferme déjà ses portes. Il est temps d'aller se coucher ! Mais une chose est sur, l'opération est réussie pour l'association Be-Real qui a réussi à mobiliser durant deux jours 2000 spectateurs. Un seul mot d'ordre désormais : vivement l'année prochaine !

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Al.

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